03/10/2010

Mais où sont les Brontë à Paris??

Comme vous l'aurez sûrement remarqué, Les Brontë à Paris semblent avoir déserté le web ces derniers jours... 

En réalité, elles se sont perdues quelque part dans Paris, et cherchent désespérément leur chemin... Si l'un d'entre vous les croisent, venez leur en aide !

Dans quelques jours, nous diffuserons, ici même, quelques détails sur leur localisation... En attendant, ouvrez l'oeil !

15:58 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (2) |

24/09/2010

En souvenir de Patrick Branwell Brontë...

2033664885.gifIl y a 162 ans, la vie de Patrick Branwell Brontë s'éteignit.

La mort de Branwell annonça celles à venir dans la fratrie. De même, son imagination, son esprit guerrier, ses ambitions et ses soldats de bois ont annoncé l'oeuvre de ses soeurs.

Les Brontë à Paris lui rende aujourd'hui hommage, tant pour ce qu'il a permis Charlotte, Emily et Anne Brontë de devenir que pour celui qu'il fut lui-même.

18:16 Publié dans Commémorations, Patrick Branwell Brontë | Lien permanent | Commentaires (1) |

23/09/2010

John Brown : biographie

Parmi les noms souvent associés à la famille Brontë, celui de John Brown apparaît à de nombreuses reprises… Mais, que sait-on de l'homme ? Les liens qu'il a entretenus avec Patrick Branwell Brontë nous pousse, cette semaine, à écrire quelques lignes à son sujet…

John Brown avait 16 ans lorsque la famille Brontë vint s'installer à Haworth. Rapidement, il fascine Patrick Branwell Brontë qui le prend pour modèle et ami. En 1830, John Brown est initié à la franc-maçonnerie, et en à peine un an, il devient maître de la Loge des Trois Grâces. Il poussera ensuite Branwell à rejoindre la Loge et jouera un rôle important dans son initiation.

En 1835, à la mort de son père, John Brown prend sa suite et devient le fossoyeur et tailleur de pierre du village. Par son métier, il entre en contact avec Joseph B. Leyland, le sculpteur dont Branwell admirait l'œuvre. Les trois hommes deviennent de très proches amis. John Brown était reconnu à Haworth pour son sérieux. C'est pourquoi Patrick Brontë le laissa prendre en charge Branwell lorsque celui-ci sombrait dans l'alcool et l'opium. Néanmoins, il reste difficile de savoir aujourd'hui si l'influence qu'il a eu sur son jeune ami était bonne ou mauvaise…

John Brown et sa femme, Mary, eurent un fils qui mourut enfant et six filles, dont Martha Brown, qui entra au service du presbytère en 1845 et y resta jusqu'à la mort de Patrick Brontë. En 1861, elle suivit Arthur Bell Nicholls en Irlande. Le mari de Charlotte Brontë avait, par ailleurs, était logé par John et Mary Brown pendant son vicariat à Haworth, de mai 1845 jusqu'à son mariage en 1854.

John Brown était une figure importante dans la vie du village et reste une figure importante dans la vie de Patrick Branwell Brontë. Il resta l'un de ses plus fidèles amis, malgré la déchéance que Branwell connut. John Brown était avec lui quelques temps avant sa mort, l'aidant même à franchir pour la dernière fois vivant la porte du presbytère.

19:04 Publié dans Biographie, Patrick Branwell Brontë | Lien permanent | Commentaires (0) |

20/09/2010

L'un dit, l'autre traduit... — And the Weary are at Rest, Patrick Branwell Brontë

Taste of Sorrow.jpg

"Et ceux qui sont las se reposent", c1845

[...] Le pressentiment des événements à venir l'enveloppait comme la marée montante enserre un rocher et, semblable aux vagues, il l'engloutissait. La conscience de ce qu'elle avait fait ce matin-là lui traversait l'âme en éclairs de feu, et bien qu'un tiers de son esprit priât pour obtenir de Dieu miséricorde, l'autre tiers se demandait si vraiment elle avait péché, et le troisième l'obligeait à tomber à genoux, à enfouir son visage dans les coussins du sofa, et à murmurer une prière à peine cohérente, entrecoupée de silences et de sanglots.

"Mon Dieu, pardonne-moi si Tu le peux ! Je ne sais pas jusqu'où j'ai mérité Ta colère. Je ne sais si, oui ou non, je suis coupable en osant Te prier. Je sais seulement que je ne puis m'en empêcher, que je vais où me conduisent tous mes sentiments et que — advienne que pourra ! — c'est entre Tes mains que je dois arriver. Le monde désormais me condamnera. Mes sœurs me fuiront… je serai entourée de pièges… ma vie sera en grand danger ; un long et sombre avenir m'attend peut-être, et peut-être l'Enfer lui même s'emparera-t-il de moi à la fin. Mais comment fuir ce qui m'a pris le cœur ? Comment Te promettre d'oublier celui qui m'apparaît comme tout ce que j'ai espéré sans jamais l'obtenir ? Comment pourrais-je accepter de nouveau la soumission silencieuse à une tyrannie implacable et promettre de haïr le seul nom de l'amour ? [...]

Traduction : Marcelle Sibon, Charlotte et Patrick Branwell Brontë, tome 3, Bouquins, Robert Laffont.

Image : Les Brontë à Paris

18/09/2010

Ça me dix-neuvième siècle ! — Distilleries et whisky...

Auchentoshan.jpg

Patrick Brontë avait un faible pour le whisky… Avouons-le : les Brontë à Paris, aussi… La production de whisky est essentiellement écossaise, et, si des distilleries ont commencé à s'établir dès le dix-huitième siècle, nombre d'entre elles, notamment celles qui sont toujours en activité, ont vu le jour au cours du dix-neuvième siècle. Nous vous proposons donc cette semaine de revenir sur l'histoire de trois d'entre elles, situées dans les Lowlands (région au sud de l'Écosse, à la frontière avec l'Angleterre).

La plus ancienne des distilleries parmi celles dont nous allons vous parler est celle de Bladnoch. La distillerie tire son nom de la rivière Bladnoch, sur la rive de laquelle elle est établie. Fondée en 1817 par John et Thomas McClelland, elle produisit entre 1823 et 1826 près de 132 000 litres de whisky…

Quelques années plus tard, en 1823, John Bulloch, marchant de maïs de l'ouest de l'Écosse, fonda la distillerie Auchentoshan. À quelques kilomètres de Glasgow, les établissements de la distillerie surplombent la Clyde. La spécificité du whisky d'Auchentoshan vient de sa conception. Auchentoshan fut l'une des premières distilleries à procéder à une triple distillation, utilisant trois alambics, qui sont, aujourd'hui encore, le symbole de la marque.

Aux alentours des années 1830, John et George Rate fondèrent la distillerie qui produisit le "Malt d'Edimbourg". En effet, la Milton Distillery, qui devint par la suite Glenkinchie, s'implanta à une vingtaine de kilomètres de la capitale de l'Écosse et fut rapidement associée à Edimbourg dans l'esprit populaire.

Glenkinchie, Auchentoshan et Bladnoch sont les trois dernières distilleries des Lowlands encore en activité. En 2007, le groupe William Grant and Sons ouvrit la distillerie Ailsa Bay à Girvan. Cependant le single malt qui y est produit n'est pas destiné à la vente mais à la conception de blends. Il ne reste plus qu'à espérer que le whisky préféré de Patrick Brontë était issu de l'une de ses trois distilleries !

Source image : The Casks of Auchentoshan, Wikipédia.

Voir aussi : La Maison du Whisky

21:56 Publié dans Ça me dix neuvième siècle | Lien permanent | Commentaires (1) |

15/09/2010

En souvenir de Maria Brontë...

1398160188.jpgLe 15 septembre 1821, la famille Brontë perdait sa figure maternelle... Maria Brontë mourrait laissant à leur père ses six enfants.

Nous avons publié hier quelques unes de ses lignes. Nous commémorons sa mémoire aujourd'hui.

Puisse-t-elle, où qu'elle soit, avoir retrouvé sa famille. 

20:32 Publié dans Commémorations, Famille Brontë | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/09/2010

L'un dit, l'autre traduit... (en retard) — The Advantages of Poverty in Religious Concerns, Maria Brontë

Nos problèmes enfin résolus, voici donc la traduction de la semaine, avec Maria Brontë à l'honneur, et non sans lien avec notre Ça me dix-neuvième siècle ! de ce week-end... Bonne lecture !

"Les avantages de la pauvreté en matière de religion.

Généralement, voire universellement, la pauvreté est considérée comme le Mal ; et pas seulement le Mal en lui-même, mais le Mal accompagné d'une suite innombrable d'autres malédictions. Mais n'est-ce pas là une perception erronée —l'une de ces erreurs que l'on rencontre trop souvent et qui prévalent, comme des vérités incontestables ? Laissons la Grâce divine éclairer notre raison, la lecture des Saintes Écritures améliorer et corriger notre jugement, maîtrisons notre esprit et ouvrons notre cœur au désir sincère d'accéder aux joies du Paradis et, alors, demandons-nous : qu'est-ce que la pauvreté ? Rien —ou plutôt quelque chose qui, avec l'aide et la grâce de Notre Père, soutiendra notre spiritualité et tendra à augmenter et renforcer nos efforts pour atteindre cette Terre promise où ni âme ni corps ne connaît la douleur et l'envie."

Voir aussi: The Brontes: Life and Letters, Vol. 2, Clement K Shorter, 1908.

Traduction : Les Brontë à Paris

22:27 Publié dans L'un dit, l'autre traduit..., Traduction | Lien permanent | Commentaires (0) |

13/09/2010

L'un dit, l'autre traduit... — Les Brontë à Paris victimes de la modernité...

Suite à des problèmes informatiques, nous ne pouvons publier la traduction de cette semaine... Nous espérons pouvoir réparer ce méfait rapidement ! Gardez un oeil par ici ou sur la page Les Brontë à Paris sur Facebook !

Avec tous nos regrets pour ce contretemps,

Les Brontë à Paris.

21:39 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) |

11/09/2010

Ça me dix-neuvième siècle ! — La perception de la pauvreté

Oliver_Twist_16.jpgAujourd’hui, les Brontë à Paris se penchent sur le problème de la pauvreté au XIXème siècle. 

Le XIXème siècle marque le début de l’ère industrielle et de tout ce que cela comprend. Ainsi, beaucoup de gens désertent les campagnes pour la ville, lieu de tous les possibles, là où on peut obtenir une meilleure qualité de vie, un meilleur travail, … 

Malheureusement, la hausse de la demande de la main d’œuvre (prête à travailler dans les usines, 6 jours sur 7, plus de 10 heures par jour et sans jours de congé) se trouve bien supérieure à l’offre proposée. Les salaires offerts par les patrons sont donc de plus en plus bas. Les ouvriers qui travaillent ne gagnent plus assez pour subvenir à leurs besoins (logis, nourriture, …) et beaucoup ne trouvent pas de travail. La concurrence est rude entre les travailleurs car les employeurs préfèrent engager, si possible, des femmes et des enfants qui, bien que travaillant comme les hommes, sont moins rémunérés.

De plus en plus de gens sont donc pauvres et vivent dans la rue.

Naissent alors, au Royaume-Uni, les « workhouse » (littéralement maison de travail) où les pauvres s’entassent. En échange d’un toit et d’un peu de nourriture, les personnes du « Workhouse » doivent passer leurs journées à travailler. Travail dur et pénible pour un peu de chaleur et un confort minime. L’illustration la plus connue du « Workhouse » dans la littérature est sans conteste le livre Oliver Twist écrit par Charles Dickens.

Néanmoins, les « workhouse » marquent le début de la prise de conscience du social par les politiques. Ils sont apparus au Royaume-Uni en 1601 mais sont officialisés en 1834. Les personnes nécessitant une aide devaient s’y rendre, et la rumeur disait qu’on y vivait moins bien que toute personne salarié. A l’entrée du « workhouse », les familles étaient séparées.

La France a également eu droit à ses « workhouse ». Ceux-ci étaient connus sous le nom d’ateliers nationaux qui, vite débordés par le nombre croissant de chômeurs, durent refuser du monde moins d’un an après leur ouverture.

A l’heure d’aujourd’hui, où nous rencontrons, sans cesse, la pauvreté sous de nouveaux visages, on est en droit de se demander comment faire pour remédier à cela. Malgré une recherche, sans cesse renouvelée de réponse, certains éléments perdurent. Actuellement, la perception des « SDF » demeure très souvent très négative ("des fainéants qui profitent du système") tout comme les politiques du XIXème voyaient leurs pauvres. A travers les décennies, la perception du pauvre n’a pas changé...

Florence, pour les Brontë à Paris

Source image : Mr Bumble degraded in the Eyes of the Paupers, George Cruikshank, 1837-9, The Charles Dickens Page.

16:37 Publié dans Ça me dix neuvième siècle | Lien permanent | Commentaires (2) |

09/09/2010

Edmund Robinson : biographie

En mai 1840, Anne Brontë se rend à Thorp Green, Little Ouseborn, à quelques kilomètres de York, en tant que gouvernante des enfants de Edmund et Lydia Robinson. Après les difficultés qu'elle avait rencontrées à Blake Hall, c'est finalement à Thorp Green qu'elle parvint, non sans mal néanmoins, à assumer son rôle d'enseignante… C'est pourquoi, Les Brontë à Paris vous proposent aujourd'hui de découvrir (ou de redécouvrir) celui qui fut l'employeur d'Anne et Branwell Brontë : le Révérend Edmund Robinson.

Edmund Robinson est né en 1800. Il s'inscrivit à Balliol College en 1817 et en ressortit diplômé six ans plus tard, avant d'être nommé à la cure de Great Ousborne. Il épousa quelques mois plus tard Lydia Gisborne, elle-même fille de pasteur. Lydia Mary Robinson, leur fille aînée, naquit en 1825. Le couple eut ensuite quatre autres enfants, dont Edmund, l'unique fils, qui fut l'élève de Patrick Branwell Brontë.

Le Révérend Edmund Robinson hérita de Thorp Green et de ses droits seigneuriaux à la mort de son père. Il se montrait particulièrement généreux envers ses employés les plus fidèles. Il donnait également de l'argent aux œuvres de charité. Par ailleurs, il offrait à Mrs Robinson des présents plutôt coûteux et il n'existe aucune preuve de désintérêt à l'égard de sa femme. Cependant, sa générosité fut mise à mal par la fugue de sa fille, Lydia Mary, avec un acteur. Il revit alors son testament et la déshérita.

Mais dès 1843, il dut tomber malade et perdre de sa joie de vivre. Car il mourut le 26 mai 1846 après plusieurs années de dyspepsie et une tuberculose de plusieurs mois. Les allégations de Branwell selon lesquelles Edmund Robinson déshéritait son épouse si elle entrait en contact avec l'ancien précepteur de son fils s'avèrent fausses : le testament du Révérend Robinson ne porte pas la moindre trace de l'animosité qui a pu y avoir entre lui et Patrick Branwell Brontë…

Voir aussi : At Thorp Green, The Scarborough Connection.

16:39 Publié dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (0) |