11/09/2010

Ça me dix-neuvième siècle ! — La perception de la pauvreté

Oliver_Twist_16.jpgAujourd’hui, les Brontë à Paris se penchent sur le problème de la pauvreté au XIXème siècle. 

Le XIXème siècle marque le début de l’ère industrielle et de tout ce que cela comprend. Ainsi, beaucoup de gens désertent les campagnes pour la ville, lieu de tous les possibles, là où on peut obtenir une meilleure qualité de vie, un meilleur travail, … 

Malheureusement, la hausse de la demande de la main d’œuvre (prête à travailler dans les usines, 6 jours sur 7, plus de 10 heures par jour et sans jours de congé) se trouve bien supérieure à l’offre proposée. Les salaires offerts par les patrons sont donc de plus en plus bas. Les ouvriers qui travaillent ne gagnent plus assez pour subvenir à leurs besoins (logis, nourriture, …) et beaucoup ne trouvent pas de travail. La concurrence est rude entre les travailleurs car les employeurs préfèrent engager, si possible, des femmes et des enfants qui, bien que travaillant comme les hommes, sont moins rémunérés.

De plus en plus de gens sont donc pauvres et vivent dans la rue.

Naissent alors, au Royaume-Uni, les « workhouse » (littéralement maison de travail) où les pauvres s’entassent. En échange d’un toit et d’un peu de nourriture, les personnes du « Workhouse » doivent passer leurs journées à travailler. Travail dur et pénible pour un peu de chaleur et un confort minime. L’illustration la plus connue du « Workhouse » dans la littérature est sans conteste le livre Oliver Twist écrit par Charles Dickens.

Néanmoins, les « workhouse » marquent le début de la prise de conscience du social par les politiques. Ils sont apparus au Royaume-Uni en 1601 mais sont officialisés en 1834. Les personnes nécessitant une aide devaient s’y rendre, et la rumeur disait qu’on y vivait moins bien que toute personne salarié. A l’entrée du « workhouse », les familles étaient séparées.

La France a également eu droit à ses « workhouse ». Ceux-ci étaient connus sous le nom d’ateliers nationaux qui, vite débordés par le nombre croissant de chômeurs, durent refuser du monde moins d’un an après leur ouverture.

A l’heure d’aujourd’hui, où nous rencontrons, sans cesse, la pauvreté sous de nouveaux visages, on est en droit de se demander comment faire pour remédier à cela. Malgré une recherche, sans cesse renouvelée de réponse, certains éléments perdurent. Actuellement, la perception des « SDF » demeure très souvent très négative ("des fainéants qui profitent du système") tout comme les politiques du XIXème voyaient leurs pauvres. A travers les décennies, la perception du pauvre n’a pas changé...

Florence, pour les Brontë à Paris

Source image : Mr Bumble degraded in the Eyes of the Paupers, George Cruikshank, 1837-9, The Charles Dickens Page.

16:37 Publié dans Ça me dix neuvième siècle | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Chapeau concernant cet article!!
C'est l'un des plus réussis et complets à ce propos que j'ai pu parcourir.
Tu prévois d'en écrire d'autres sur le même thème ??
Bye bye.

Écrit par : Cadeaux noel femme | 07/11/2012

Et bah c'est un très bon billet!
C'est la toute première fois que je viens sur ce petit blog, et je suis déjà sous le charme .
Est-ce que tu vas à nouveau rédiger à ce propos ??
Encore félicitations !

Écrit par : www.cadeaux.com | 17/05/2013

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